posté le 30-11-2013 à 20:47:06

Ces questions existentielles qui nous hantent les premières semaines #1

 

 

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Je ne remets pas en cause l'existence de l'instinct maternel, bien au contraire, mais ce n'est pas lui qui nous aide dans les tâches quotidiennes qui rythment la vie d'une maman. Quand ma fille est née, je n'avais jamais changé une seule couche de toute ma vie et des tas de questions sont venues se bousculer, particulièrement au retour de la maternité. J'avais l'impression de mal le faire, tout simplement, et je me compliquais affreusement la vie.

Devais-je changer sa couche avant ou après la tétée ? Ou les deux comme je le lisais parfois ?

Devais-je la changer même cinq minutes après la première fois si elle venait de refaire caca ? 

Combien de fois par jour fallait-il la changer ? 

Devais-je la changer en pleine nuit au risque de la réveiller encore plus ? 

Mon Dieu, je vois quelques rougeurs sur ses fesses ! Que faire ?? C'est grave ? Vite vite ! Faut aller chercher le Bepanthen que nous a conseillé la pédiatre à la pharmacie !

 

 

Voilà à peu près ce qui se passait dans ma tête pendant les premières semaines. Ces couches étaient devenues une véritable obsession et je ne cessais de répéter à mon mari en me lamentant : "tu vois, je ne suis pas une bonne mère, je ne sais même pas changer une couche !" (le baby-blues aidait peut-être un peu aussi, oui)

 

Quand j'y repense maintenant, je me marre bien. Comment ai-je pu faire une montagne d'aussi peu ? Comme je l'avais lu à l'époque, il suffit de s'adapter au bébé, mais cette réponse ne me satisfaisait pas, j'avais besoin de concret. Je vous livre mes propres réponses que j'ai élaborées au fil du temps, au cas où elles pourraient servir à de jeunes mamans aussi angoissées par les couches que je l'ai été ! Mais en réalité, comme j'ai fini par le réaliser, il n'existe pas vraiment de mauvaises réponses à ces questions. Les habitudes que vous prenez doivent simplement vous correspondre à votre bébé et vous. Donc, NO STRESS !

 

Devais-je changer sa couche avant ou après la tétée ? Ou les deux comme je le lisais parfois ?

A la maternité on m'avait dit de le faire avant, mais je me suis rendue compte que Coquillette remplissait souvent sa couche pendant la tétée. Cependant, elle régurgitait beaucoup et le fait de la changer après qu'elle ait mangé la faisait vomir encore plus. J'ai donc continue à la changer avant de manger, ce que je fais toujours aujourd'hui. 

Devais-je la changer même cinq minutes après la première fois si elle venait de refaire caca ? 

Et bien, si le bébé n'est pas gêné par le fait d'avoir la couche pleine, s'il n'a pas tendance à avoir les fesses irritées, et si vous n'êtes pas trop incommodés par l'odeur, rien ne vous y oblige. Bon évidemment, c'est un peu le loto, si c'était vraiment un gros caca et que vous ne changez pas votre bébé, vous êtes bons pour changer le body avec !

Combien de fois par jour fallait-il la changer ? 

Il n'y a pas de bon chiffre. Je peux quand même vous dire sans me tromper que deux, c'est pas assez, et que quinze, ça me semble un peu trop. Je changeais Coquillette 7 à 8 fois par jour en général au début, aujourd'hui je ne la change que quatre fois par jour (sauf caca à l'odeur insupportable) et elle s'en porte très bien ! Je pense en revanche qu'il faudra que je la change plus souvent quand elle grandira et qu'elle commencera à être gênée d'avoir la couche pleine.

Devais-je la changer en pleine nuit au risque de la réveiller encore plus ? 

Je l'ai fait au début, mais j'ai très vite arrêté pour la réveiller le moins possible. Si je commençais à la déshabiller, elle pleurait et se rendormait beaucoup moins facilement après. Ne plus la changer en pleine nuit l'a, je pense, aidée à faire plus vite ses nuits. Et en plus, c'était un plus grand confort pour moi. Evidemment, si fuite il y avait eu, je la changeais quand même ! 

Mon Dieu, je vois quelques rougeurs sur ses fesses ! Que faire ?? C'est grave ? Vite vite ! Faut aller chercher le Bepanthen que nous a conseillé la pédiatre à la pharmacie !

Là je n'ai qu'un mot à dire : LINIMENT. Une bouteille ne coûte pas bien cher, dure plusieurs mois et c'est juste super efficace ! Il y a plusieurs façons de l'utiliser, ou peut-être que je ne l'utilise pas de la manière conventionnelle mais peu importe, ça marche comme ça : je me contente de lui étaler en couche épaisse, comme de la crème, avec mes doigts (propres) après l'avoir nettoyée avec un gant de toilette et de l'eau tiède. Je fais ça à chaque change, et le soir, après son bain, je mets du Bepanthen à la place. Ses fesses sont toute douces et pas rouges du tout. Et même si parfois, quelques rougeurs apparaissent, ça ne dure jamais plus de quelques heures.

 

Bien sûr, ces questions existentielles n'ont pas concerné que les couches... Et vous, vous avez aussi eu ce genre d'interrogations au début ? 

 

 


Commentaires

 

1. ombellina  le 30-11-2013 à 21:01:54  (site)

Bonsoir,

C'est vrai qu'on a tendance à faire toute une montagne de pas grand chose, quand notre premier enfant naît.
J'avais aussi l'impression de ne pas assez bien faire, je remettais parfois tout en question, surtout au cours des 2 premiers mois.

Progressivement, on commence à entrer dans une routine, à se sentir plus à l'aise et c'est à partir de ce moment là que tout va pour le mieux (ou presque lol).

Côté couches, j'ai toujours été un peu "maniaque".
Je changeais également ma fille environ 7/8 fois par jour, car elle faisait plusieurs selles très molles avec l'allaitement.

Contrairement à son frère qui a été épargné, elle a déjà eu un érythème fessier pendant quelques jours ; il faut dire qu'à l'époque, j'utilisais plus souvent des lingettes, chose que je considère comme impensable maintenant (pas seulement pour l'écologie, mais rien de mieux que l'eau et le savon ou le liniment naturel).

Les nouvelles mamans ont besoin d'être rassurées et soutenues.
Un blog comme le tien permet de partager plein de bons conseils, d'expériences diverses.

Belle soirée et à bientôt !

2. Maman Yuki  le 30-11-2013 à 21:16:41  (site)

Ouiiii! Surtout pour le "je la change avant ou après le bib (1,950 kg, je voulais l'allaiter mais je n'ai pas pu...)?
Au final: je la change avant le bib (elle ne rempli jamais sa couche pendant)
Je la change à chaque caca, sans excpetion. Elle a un lait AR donc fait des giga-trucs-qui pue plusieurs fois par jour et a les fesses irrités.
Je la change tout simplement à chaque biberon et à chaque caca. Ce qui donne 7 fois par jour, à peu près (sauf aujourd'hui, une fois de moins, elle a fait caca dans le bain... Woupy -_-)
Pour la changer en pleine nuit bin... Elle a presque fait ses nuits tout de suite, donc je ne me suis jamais posé la question ^^
Et chez nous, même avec le liminent, la Bépenthen est IN-DIS-PEN-SABLE!

 
 
 
posté le 29-11-2013 à 14:39:49

Quand deux syllabes résonnent comme le plus beau son du monde


 

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J'avais déjà connu ça avec ses premiers "arrheu" qui m'avaient mis les larmes aux yeux (oui, vraiment, et pourtant ça ne m'arrive pas souvent). Et là, c'est officiel, depuis quelques jours, ma fille dit "maman" !

Depuis quelques temps déjà, elle disait des ma, des bwa, des ta, des gnagnagna. Plus récemment, elle a commencé à se concentrer sur ce qu'elle disait. Disons en tout cas que c'est comme ça que je l'interprète : elle répète une syllabe en chuchotant et d'un seul coup pof ! elle la dit à voix haute.  

Et puis un jour, "maman" est sorti. J'ai d'abord cru à une hallucination, mais elle a recommencé, et de plus en plus souvent. Elle en est aujourd'hui à plusieurs fois par jour... pour mon plus grand bonheur ! Je vous jure, j'en deviens presque hystérique quand je l'entends, mon coeur fait des petits sauts de cabri dans ma poitrine et ma pauvre Coquillette se retrouve ensevelie sous une avalanche de bisous !

 

 

 

 

 

Maintenant, on attend le "papa" avec impatience, mais je pense que ça ne tardera pas, elle s'entraîne dur !

J'avais prévu de vous parler de couches pour aujourd'hui mais je me suis dit que cette information ne pouvait pas attendre, j'ai donc programmé à la place cette édition spéciale ! J'espère que vous ne m'en voulez pas ?

Bonne journée ! 

Tags: #maman #mot
 


 
 
posté le 28-11-2013 à 10:48:51

Le périnée, ce muscle oublié

 

 

 

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Globalement, le périnée, on n'en entend jamais parler avant les cours de préparation à l'accouchement. Pourtant, c'est un muscle super important. Et oui, car sans lui, pas moyen de se retenir de faire pipi ! Vous serez d'accord avec moi sur on rôle essentiel, hein ! Et ben malgré tout, on le néglige, et pire que ça, on le maltraite. Et pas seulement pendant la grossesse, mais pendant toute notre vie.

On porte quelque chose de lourd ? C'est le périnée qui prend.

On chouchoute nos autres muscles en faisant des séances d'abdos-fessiers ou du sport intensif ? C'est le périnée qui prend.

On se force à faire pipi avant un long voyage pour éviter de s'arrêter une heure après ? C'est le périnée qui prend.

Evidemment, la grossesse, l'accouchement, l'épisiotomie... Là je ne vous raconte même pas les dégâts...

 

Mais il y a des moyens pour l'entretenir et le maintenir en forme, à mettre en oeuvre dès l'enfance. Je ne suis pas spécialiste, et tout ce que je vous rapporte, je le dois à ma sage-femme. Si je vous en fais part, c'est parce que si vous n'êtes pas enceinte, ou si vous n'en êtes qu'au début de votre grossesse, on ne vous a probablement jamais dit tout cela, alors que c'est tellement important à savoir indépendamment de la grossesse.

 

D'abord, si vous êtes parent d'une petite fille, ne la forcez surtout pas à aller faire pipi si elle n'en a pas envie. Que ce soit avant un voyage ou avant d'aller se coucher, il vaut mieux respecter son envie, sans quoi elle risque de forcer sur son périnée et de l'âbimer de façon précoce. 

Ensuite, on vous a peut-être parlé d'une technique qui s'appelle le stop-pipi. Personnellement, tout comme c'est arrivé à certaines de mes amies, ma mère me l'a expliquée en pensant bien faire, parce qu'on lui a conseillé de le faire quand elle était enceinte. Cela consiste à contracter son périnée pendant qu'on urine, et donc à stopper la miction, afin de le muscler. Là, le risque n'est pas pour le périnée mais pour votre vessie. En effet, en faisant cela, vous risquez de ne plus réussir à bien la vider et vous risquez alors de développer des infections urinaires. Pas cool du tout.

Si vous voulez muscler votre périnée, que vous soyez enceinte ou non d'ailleurs, ce n'est pas compliqué. Quand vous vous couchez le soir par exemple, il faut faire des séries d'exercices : vous contractez votre périnée comme si vous vous reteniez de faire pipi pendant 5 secondes, puis vous le relâchez pendant 10 secondes, et vous faites cet enchaînement cinq fois de suite. C'est très rapide, très discret, il suffit d'y penser. Et même si vous ne le faites pas tous les jours, ce n'est pas grave, c'est toujours ça ! (Je suis la première à systématiquement oublier de le faire, hum...) Evidemment, c'est pendant la grossesse que vous devez être la plus assidue. 

Il faut éviter de faire certains sports en salle de façon intensive. Ma sage-femme m'a expliqué qu'elle suivait une patiente qui n'avait pas été enceinte mais qui faisait plusieurs fois par semaine de la zumba, des abdos-fessiers, etc... Elle ne veut pas ralentir la cadence et résultat : elle a des fuites urinaires et ne parvient pas à rééduquer son périnée. Il existe d'autres moyens de se muscler, qui ne risquent pas d'endommager votre corps. Je pourrai bientôt vous en parler, dès que j'aurai commencé mes cours de rééducation abdominale prescrits par ma gynéco.  

Quand vous portez quelque chose de lourd, pensez à contracter votre périnée avant de le faire, sinon, c'est lui qui trinque. C'est une habitude à prendre et une fois que c'est fait, vous verrez que vous n'y penserez même plus.  

Quand vous allez faire pipi et que vous êtes pressée, ne poussez pas pour autant sur votre périnée pour aller plus vite.

 

 

 

 

 

 

Enfin, parce que beaucoup de mes amies me l'ont demandé, un peu gênées et pourtant il n'y a pas de quoi, voici comment se déroule une séance de rééducation du périnée après la grossesse (ça ne se passe peut-être pas toujours de cette façon ceci dit) : à la première séance, votre sage-femme va examiner votre périnée pour constater l'étendue des dégâts, et vous poser des questions (du genre est-ce que vous avez envie de faire pipi quand vous mettez les mains dans l'eau ? est-ce que vous avez des fuites urinaires à l'effort ? etc...). Puis elle vous fera une ordonnance pour une sonde périnéale (en photo, oui je sais, ça ressemble à un vibro...). Dépêchez-vous d'aller la chercher parce qu'il faut souvent la commander et le délai d'attente peut parfois être long (une semaine). Cette sonde est à vous, ce n'est pas en location. Comme ça, après, vous pourrez la garder en souvenir ! (trop cool)

Ensuite, les séances se passent toujours comme ça : allongée sur la table, la sonde dans le vagin, reliée à un appareil que la sage-femme possède, vous allez commencer à faire des séries de contractions du périnée comme je vous l'ai expliqué plus haut, mais en général plus de cinq fois. L'appareil relié à la sonde permet d'enregistrer la force de vos contractions, la rapidité avec laquelle vous contractez, puis avec laquelle vous relâchez le périnée, et de vérifier si le relâchement est lui aussi correct. Au fur et à mesure des séances et de vos progrès, la sage-femme augmentera la résistance de l'apareil. A force, c'est comme un jeu, un concours où on essaye de faire le meilleur score possible !

Après cette première étape, vous gardez la sonde dans le vagin mais elle est cette fois reliée à un autre appareil. Là vous n'aurez plus rien à faire, c'est la sonde qui vous envoie des sortes d'impulsions, pendant un certain temps. Si ça vous fait mal ou si c'est désagréable, dites-le à la sage-femme qui va pouvoir régler la force de ces impulsions. Vous devez les sentir, mais pas trop. Enfin, pour finir la séance, vous reprenez les mêmes exercices qu'au début, et soit vous constatez déjà une amélioration, soit c'est le contraire parce que votre périnée est K.O. 

Ma gynéco m'avait prescrit 10 séances pour commencer et m'avait dit que vingt seraient peut-être nécessaires. Mais finalement, 10 ont suffi.

 

Sachez que vous pouvez demander à avoir des séances de rééducation du périnée n'importe quand, que vous ayez été enceinte ou non, si vous avez des fuites urinaires, même petites.

J'espère que cet article (pas très glamour, j'en conviens) vous aura été utile, à vous et à votre périnée ! Bonne journée ! 

 


 
 
posté le 27-11-2013 à 10:28:51

Personnel médical : pour le meilleur et pour le pire

 

 

 

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Quand on découvre sa grossesse, c'est le début d'un long parcours hyper médicalisé pendant lequel nous croisons des dizaines d'infirmières, sages-femmes, médecins, radiologues, aide-soignantes, etc... Et si la plupart sont très compétents tant sur le plan professionnel qu'humain, ce n'est pas le cas de tous, et c'est l'objet de mon article aujourd'hui.

 

J'ai toujours eu du mal à trouver un gynécologue qui me convenait, j'ai essayé les hommes, les femmes, mais en général je ne retournais jamais voir deux fois le même. Celui que je suis allée voir quand je n'arrivais pas à tomber enceinte m'avais porté chance et m'avait plu la première fois, je retournais donc le voir quand j'appris que ça y est, une petite crevette poussait dans mon ventre. Mon mari, qui ne voulait rien rater, vint avec moi évidemment. Nous sommes partis de là en nous disant que nous ne reviendrions plus jamais. Hyper désagréable, froid et nous donnant des instructions stupides (si je me permets de le dire alors que je n'y connais rien en médecine, c'est que c'est ma gynéco d'après qui me l'a dit). Un récent passage aux urgences pour de légers saignements m'avait appris que mon col était fragile et pouvait saigner de temps en temps pendant la grossesse, sans que cela soit embêtant. Apprenant cela, le gynéco me dit direct : "plus de rapports sexuels". Ah, bon, soit... Voyant les résultats de ma prise de sang, il affirma : "plus de sucre, il y a un risque de diabète gestationnel". Là encore, abérant, s'il avait vraiment eu un doute, il aurait de toute façon dû me prescrire des analyses complémentaires, et en plus mon taux était très correct (dixit une spécialiste du diabète qu'une de mes amies connaissait). Et à la fin du rendez-vous, je demande la déclaration de grossesse parce qu'on me la réclamait au boulot : "non, je ne vous la donne pas maintenant, parce que s'il y a interruption de grossesse et que vous l'envoyez quand même, vous percevrez les aides et ce n'est pas normal". Euh... mais vous nous prenez pour qui là ?? Je suis sortie de là complètement démoralisée (j'en ai même pleuré une fois seule)

J'ai eu aussi droit au radiologue super froid, qui me gâche le plaisir de l'échographie, en répondant vaguement à mes questions, en ne me montrant absolument pas ce qu'il faisait. Et au radiologue tête en l'air, qui vient me chercher après l'échographie dans la salle d'attente, quand je suis bien rhabillée avec mon manteau et tout, pour me dire qu'il faut recommencer parce qu'il a oublié de regarder quelque chose. Bon là c'était pas embêtant, j'ai pu voir ma crevette une deuxième fois ! Mais c'était drôle parce qu'il a fait le même coup à la fille qui est passée après moi. Mal réveillé ce matin ?

Pour la rencontre du 4e mois, j'ai vu une sage-femme qui m'a demandé si j'avais des chats. Comme je lui ai répondu que oui, j'en avais même trois, elle a fait la grimace et m'a conseillé de ne même plus les caresser (alors qu'elle m'avait dit juste avant que bon, si je mangeais un peu de foie gras de temps en temps, c'était pas grave). Je n'en ai pas tenu compte, j'ai continué à caresser mes chats (et à dormir avec eux) et je n'ai pas mangé de foie gras pour autant.

Et enfin, quand je suis arrivée à la maternité le jour de mon accouchement et que j'ai annoncé que je ne voulais pas de péridurale, une aide-soignante s'est mise à rigoler comme si j'étais complètement folle et m'a dit : "vous ne direz plus ça tout à l'heure". Effectivement, j'ai changé d'avis, mais peut-être qu'avec un peu de soutien et de conseils j'aurais réussi à faire sans.

 

Je vous garde d'autres anecdotes de mon séjour à la maternité pour un autre article, et je consacrerai tout un sujet à l'ancienne pédiatre de Coquillette, elle le vaut bien, mais je vais quand même vous parler de ceux qui m'ont aidé à traverser ma grossesse et en ont fait une période agréable.

 

Il y a d'abord eu la gynéco que je suis allée voir après le premier hurluberlu. Juste géniale, hyper humaine pour le coup, rigolote, très compétente et par dessus le marché, délicate quand elle m'examinait. Une perle rare, quoi. En plus, j'ai eu de la chance, c'était elle qui était de garde quand j'ai accouché. Voilà une chose qui vous rassure.

Il y a eu la sage-femme qui animait les cours de préparation à l'accouchement. Très gentille et très douce, c'est elle qui m'a appris à pousser mais aussi à me relaxer. C'était aussi elle le jour de mon accouchement, et oui, j'ai vraiment de la chance ! C'est également elle que j'ai choisie pour rééduquer mon périnée qui va très bien aujourd'hui, merci.

Il y a eu le personnel des urgences quand je n'étais enceinte que de 4 semaines et que je me suis mise à saigner, qui a été très rassurant, très rapide à me prendre en charge, très compréhensif, et qui m'a fait toute une batterie d'examens qui ont tous donné de très bons résultats.

Il y a eu cette radiologue très joyeuse et très douce qui m'a annoncé que mon bébé était une fille, qui m'a montré ses narines et ses lèvres et qui m'a dit : "oh regardez, elle a ouvert la bouche !" Sûrement la chose la plus adorable que j'avais vue de toute ma vie. 

 

Les visages de tous ces gens resteront gravés dans ma mémoire, ils m'ont fait vivre des moments inoubliables et je leur en serai reconnaissante éternellement.

Je termine par un conseil, évident mais bon, je le dis quand même : si vous êtes enceinte et que votre gynéco, votre sage-femme ou votre radiologue ne vous convient pas : changez !! C'est un moment où vous avez besoin de vous sentir soutenue, pas rabaissée plus bas que terre. 

Et vous, qu'avez-vous retenu de vos rencontres avec le corps médical, le meilleur comme le pire ? Racontez-moi ! 

 

 


Commentaires

 

1. Paulichinelle  le 27-11-2013 à 10:53:55  (site)

Mince, tu as enchainé le personnel gratiné ! Je n'aime pas non plus dire du mal du personnel médical, et je comprends que les gynéco voient XXX patientes par jour donc que parfois c'est difficile pour eux de se sentir vraiment impliqués, mais comme toi je suis tombée sur des gynécos pas forcément sympas (et résultat, j'osais pas poser de questions...).

Je trouve ça dommage, surtout pour les échos (là j'ai eu de la chance, je les fait toutes dans un centre spécialisé et le personnel est topissime) qui sont censés être un moment de bonheur et de confiance.

2. mamanh24  le 28-11-2013 à 11:01:36  (site)

Bonjour Paulichinelle !
Tu as raison de le préciser, ce n'est pas facile pour eux de voir défiler xx patientes en une journée. Et j'essaie d'être compréhensive en général mais quand même, il y en a qui dépassent parfois les bornes. Ce que je voulais surtout dire, c'est que ce n'est pas parce qu'ils sont médecins qu'il faut se laisser marcher sur les pieds. Tu as de la chance pour les radios ! Heureusement comme je l'ai précisé après, toutes les échos n'ont pas été aussi décevantes !
Bonne journée !

 
 
 
posté le 26-11-2013 à 11:57:10

MAP : trois lettres pour une menace d'accouchement prématuré

 

 

 

 

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Ces trois lettres font froid dans le dos. C'est ce que j'ai ressenti quand je suis sortie de chez ma gynéco en janvier dernier avec mon avis d'arrêt de travail sur lequel était inscrit MAP. Avec des instructions aussi : "vous vous reposez, et quand je dis vous vous reposez, je veux dire vous restez au lit". Si on me disait ça aujourd'hui, je ne me le ferais pas répéter deux fois, mais à 6 mois de grossesse, ces mots m'ont inquiétée et m'ont stressée, car j'avais l'impression d'avoir des tonnes de choses à faire pour préparer l'arrivée de Coquillette et que je ne pourrai pas les faire.

Ceci dit, j'étais quand même contente de pouvoir me reposer et d'arrêter de faire mes 100km quotidiens pour le boulot, surtout avec la neige qui tombait. Et puis ces contractions de plus en plus fortes le soir, je les sentais, et je savais qu'il était temps que mon rythme de vie change. Les consignes de la gynéco, je les ai suivies à fond pendant les premiers jours surtout, voire les premières semaines.

Plutôt que de m'installer dans le lit, j'ai déplié mon canapé (parce que bon, toute la journée dans la chambre, voilà quoi...), et je me suis installé un vrai petit quartier général.

  

Si ça peut donner des idées à certaines, voilà ce qu'on pouvait y trouver, dispersé entre le canapé et la table basse placée juste à côté :

- à boire et à manger (comprendre de l'eau et plein de chocolats/biscuits)

- mes médicaments contre les contractions, mon fer

- les télécommandes de la télévision et de mon disque dur multimédia

- mon ordinateur portable branché, of course

- des livres

- des pelotes de laine et des aiguilles à tricoter (je me suis révélée très mauvaise en tricot mais sur le coup ça m'a plu de m'occuper comme ça)

- mon téléphone portable et mon téléphone fixe

- un plaid

- plein d'oreillers

- mon coussin de maternité

- mon appareil photo pour filmer mon bidou qui bougeait dans tous les sens

- mes chats (ils ont adoré m'avoir toute la journée pour roupiller sur moi !)

- des magazines type Parents, Famili, Infocrèche (c'est ce dernier que j'ai préféré lire)

 

Je me levais seulement pour aller faire pipi, me faire à manger et prendre un bon petit bain le soir. Je m'habillais avec des vêtements amples pour être bien à mon aise.

J'avais souvent des amis ou de la famille qui me téléphonait, je me suis refait toutes les premières saison de NCIS, mon homme rentrait du boulot en m'ayant acheté le bouquin qui venait de sortir et qui me plairait, j'ai tricoté un truc innommable dont même les chats n'ont pas voulu se servir pour dormir dessus, je me suis endormie devant des films à l'eau de rose qui passaient sur M6, j'ai mangé une quantité de chocolats impossible à chiffrer avec exactitude, j'ai découvert plein de trucs sur Internet. Quand le soir arrivait, je me disais presque toujours que je n'avais pas fait tout ce que j'avais prévu !

Tout ça m'a fait un bien fou et je me suis peu à peu remise à bouger. J'ai appris à faire les choses en économisant mes mouvements, en restant assise si possible, et j'ai appris à déléguer au futur papa au lieu de vouloir tout faire moi-même . 

Et puis je suis arrivée à 8 mois de grossesse et j'ai pu recommencer à sortir me balader, prendre la voiture (en tant que passagère parce que c'était pas facile de conduire avec ce gros ventre), faire le ménage (même parfois intensivement, comme la veille de mon accouchement)

Et je n'ai accouché qu'avec 8 jours d'avance, c'est-à-dire rien du tout. Ma Coquillette dont le poids avait été estimé trop faible quand elle était dans mon ventre était certes pas bien grande mais tout à fait dans les normes (2,950kg pour 49cm) et en pleine santé.

Si je vous raconte tout ça, c'est pour rassurer les futures mamans à qui l'on assène ce verdict de MAP. Certes, pour moi ça n'a pas duré longtemps, par rapport à certaines qui se retrouvent immobilisées pendant 8 mois complets. Mais franchement, ça m'a fait du bien de me reposer, et puis sachez qu'une fois que votre bébé sera là, vous ne pourrez plus avoir ce genre d'occasion !

Et vous, que faites-vous ou que faisiez-vous pour vous occuper si votre gynéco vous a aussi annoncé que vous étiez en menace d'accouchement prématuré ? 

 


Commentaires

 

1. Paulichinelle  le 26-11-2013 à 12:56:21  (site)

" j'ai tricoté un truc innomabale dont même les chats n'ont pas voulu se servir pour dormir dessus" Les petits ingrats, tout ça pour se coucher sur un plaid tout doux à la place Langue

Ton quartier général m'a l'air bien douillet en tout cas, je pense que je pourrais passer quelques mois à faire la même chose ! Comme tu dis, il vaut mieux en profiter avant la tempêter Sourire

2. Mcomme  le 26-11-2013 à 20:30:40  (site)

J'ai été au repos pratiquement toute ma grossesse... Au début, à cause de ma tension trop basse alors c'était dodo (même aller faire pipi était un effort incroyable). Après, j'ai récupéré une bonne tension mais la gyné m'a mis en repos pour MAP et là, j'ai géré de mon canapé le déménagement/emménagement... Je ne me suis pas vraiment reposé, je restais assisse mais je n'ai pas profité.

3. mamanh24  le 28-11-2013 à 11:04:42  (site)

Bonjour McommeMarie !
J'imagine que gérer un déménagement depuis son canapé ne doit pas être évident ! Et rester allongée pendant toute sa grossesse...ça c'est vraiment long pour le coup. Tu as dû être contente de voir ton bout d'chou pointer le bout de son nez !
Bonne journée !

 
 
 
 

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